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Marcelle Poirriez et la CACEM en Martinique : portrait et engagements

Marcelle Poirriez s’est illustrée comme une force silencieuse et déterminée au cœur de la Communauté d’Agglomération du Centre de la Martinique (CACEM). Son parcours mêle la passion du développement local durable à une attention particulière pour la culture et l’humain. Depuis Fort-de-France, elle a œuvré à bâtir un pont entre urbanisme innovant et enracinement culturel, dessinant un territoire vivant où chaque action reflète un engagement profond. Ses initiatives ont modifié le paysage martiniquais, non pas par l’éclat d’une reconnaissance bruyante, mais à travers une transformation sensible et durable.

L’article en bref

Un récent portrait révèle comment Marcelle Poirriez a incarné un engagement passionné au service de la Martinique centrale, insufflant au développement local un souffle à la fois écologique et culturel.

  • Leadership enraciné : Plus de 20 ans dédiés à un modèle durable au sein de la CACEM.
  • Transition écologique : Projets concrets avec baisse notable des émissions et hausse du recyclage.
  • Culture et identité : Festivals et soutien à la littérature qui font vibrer la Martinique.
  • Héritage pérenne : Modèle participatif qui inspire la gouvernance locale actuelle.

Une inspiration qui dépasse les murs administratifs pour dessiner la Martinique de demain.

Marcelle Poirriez et la CACEM : une alliance entre territoire et engagement durable

Lorsque les contours d’un territoire prennent forme, rares sont ceux qui savent allier la ferveur de l’implication locale à une vision de long terme. Marcelle Poirriez fut de ces actrices. Son aventure à la CACEM, qui a traversé plus de deux décennies, s’est tissée dans la trame même du développement local, faisant vibrer une Martinique au rythme des besoins de ses habitants et des défis environnementaux qui s’imposaient. Dans une époque où les tensions urbaines peuvent parfois écraser les attentes citoyennes, elle a su poser, dans une discrétion assumée, les jalons d’une politique d’urbanisme attentive, à la fois écologique et sociale.

Une trajectoire marquée par l’innovation sociale et la concertation citoyenne

Originaire de Fort-de-France, Marcelle Poirriez a porté la richesse de sa culture martiniquaise dans chacun de ses projets. Diplômée en gestion culturelle, elle a mené au sein de la CACEM une politique fondée sur la proximité, l’écoute et la médiation. Plus de 150 rencontres publiques orchestrées entre 2020 et 2024 permettent de saisir l’ampleur de son refus du cloisonnement administratif. Elle a favorisé la co-construction entre élus, associations et citoyens, recréant un dialogue vivant où les décisions ne sont pas imposées mais émergeantes.

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Ce modèle révèle une approche humaine du politique, loin des effets d’annonce. Cet équilibre rigoureux entre empathie et exigence a permis d’ouvrir de nouvelles perspectives, notamment dans le cadre de son rôle à la tête de la commission environnement et développement durable. Les communes de Fort-de-France, Le Lamentin, Schœlcher et Saint-Joseph ont tiré bénéfice de cette dynamique axée sur l’innovation sociale intégrée.

Les projets phares de Marcelle Poirriez : à la croisée de l’écologie et du social

Dans sa gestion du développement durable, Marcelle Poirriez n’a jamais dissocié écologie et inclusion sociale. Ses initiatives, conçues pour répondre aux enjeux concrets de la Martinique centrale, couvrent des champs variés :

  • Énergies renouvelables : installation de panneaux photovoltaïques sur 40 écoles, fournissant 7,5 MWh annuels et réduisant de 15% les émissions de CO2.
  • Gestion des déchets : campagnes de tri sélectionné et rénovations des déchèteries, permettant une hausse de 22 % du taux de recyclage locale.
  • Économie verte : formation professionnelle dans les métiers écologiques avec 100 diplômés formés en cinq ans.
  • Action sociale : centres éducatifs favorisant le lien intergénérationnel, accueillant 200 enfants défavorisés annuellement.
Domaine d’intervention Projet principal Impact mesuré
Énergies renouvelables Installation panneaux photovoltaïques sur 40 écoles 7,5 MWh produits par an, -15 % émissions CO2
Gestion des déchets Campagnes tri sélectif et réhabilitation déchèteries 22 % d’augmentation du taux de recyclage
Économie verte Formations aux métiers verts 100 diplômés en 5 ans
Action sociale Centres éducatifs pour enfants défavorisés Renforcement du lien intergénérationnel

Culture et développement local : une communion essentielle

Sans culture, pas de racines solides. En parallèle de ses actions environnementales, Marcelle Poirriez a contribué à l’éveil culturel de la Martinique. Ainsi, le festival « Racines et Résonances », lancé en 2015 sous son impulsion, rassemble aujourd’hui quelque 30 000 participants chaque année. Son soutien à la restauration des cases créoles et à la littérature créole a permis la publication de plus de 120 ouvrages, une fondation littéraire renouvelant le lien aux traditions.

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Des ateliers de danse et de musique traditionnelles mobilisent plus de 200 jeunes chaque année, tandis que les marchés artisanaux favorisent les talents locaux. Cette politique culturelle, ancrée dans le développement durable, crée un équilibre rare et précieux où héritage et modernité dansent main dans la main.

Un héritage à la fois tangible et inspirant pour la gouvernance locale

La disparition brutale de Marcelle Poirriez en août 2024 a bouleversé la CACEM et suscité un élan d’hommages et d’émotions au sein de la société martiniquaise. Son influence dépasse largement le cadre des actions menées. La création du Fonds Marcelle Poirriez et la dénomination d’espaces scolaires et publics à son nom dessinent un héritage inscrit dans la durée.

Elle demeure notamment un modèle pour d’autres collectivités d’Outre-mer grâce à une démarche de gouvernance collaborative et inclusive qu’elle a véhiculée. La digitalisation des archives ethnographiques et la mise en place d’un réseau caribéen d’échanges culturels prolongent la vision d’une Martinique où le développement local est un art de vivre partagé.

  • Fonds dédié : soutien continu aux projets culturels et éducatifs en son nom.
  • Modèle participatif : intégration active des citoyens dans la gestion locale.
  • Réseau culturel caribéen : échanges et coopération renforcés entre territoires voisins.
  • Digitalisation des archives : valorisation du patrimoine ethnographique martiniquais.

Qui était Marcelle Poirriez au sein de la CACEM ?

Elle était une agente dévouée spécialisée dans le développement durable, connectant culture, environnement et participation citoyenne.

Quels projets majeurs a-t-elle menés ?

Elle a impulser des initiatives clés dans les énergies renouvelables, la gestion des déchets et la promotion culturelle locale.

Quel impact a eu son travail sur le territoire ?

Un renforcement notable de la gouvernance territoriale, baisse des émissions polluantes et dynamisation économique locale.

Comment son héritage est-il préservé ?

À travers un fonds dédié, la dénomination d’espaces publics et la poursuite de ses projets culturels et écologiques.

Quelle leçon d’engagement pour d’autres collectivités ?

Son approche intégrée et collaborative sert de guide pour concilier durabilité et développement dans d’autres régions.

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